19
fév
2015

Caroline Frey

Depuis bientôt dix ans, la champenoise Caroline Frey est à la tête de la Maison Paul Jaboulet Ainé, l’une des grandes signatures de la Vallée du Rhône. Rencontre.

 

Comment passe-t-on de la Champagne à la Vallée du Rhône ?

J’ai grandi sur la Montagne de Reims. Mon père a acheté ses premières vignes quand j’étais petite fille : c'est ainsi qu'est née ma vocation et avec elle la deuxième génération de vignerons de la famille ! Je me suis formée à l’œnologie à Bordeaux, car je voulais apprendre le vin en dehors des racines familiales. Plus tard, j'ai vécu mon arrivée en Vallée du Rhône comme une chance unique de travailler sur des grands terroirs, dont les noms parlent à tous les amoureux de vin.

 

Quel est votre regard sur la Vallée du Rhône ?

C’est une région qui demande qu’on l’apprivoise. J’ai été fascinée par la diversité des terroirs. Ici, l’histoire géologique est extraordinaire : on y rencontre toutes les époques ! Après avoir fait mes classes en Champagne et à Bordeaux, je me suis passionnée pour la vigne, le vin et même la culture d’ici – un apprentissage en forme de défi, mais surtout une expérience très enrichissante ! En Vallée du Rhône, la question de l’assemblage réside moins dans le choix des cépages que dans le mariage des terroirs, par exemple.

 

La Maison Jaboulet est domiciliée à La Roche-de-Glun, sur l’aire de l’AOC Crozes-Hermitage. Que pensez-vous des vins de l'appellation ?

C’est une appellation qui ne tombe jamais dans la monotonie, ni par ses terroirs ni par ses vignerons ! En matière de vin, on a des profils très différents et on ne s’ennuie jamais. J’aime autant la générosité des plaines caillouteuses que la précision des parties granitiques. Les Crozes-Hermitage ont l’art de surprendre, et c’est une bonne chose !

 

contact
www.crozes-hermitage-vin.fr/paul-jaboulet-ainé